J’ai réinstallé instagram et bluesky sur mon téléphone le 1 septembre. Depuis, je papote dessus mais j’écoute ce que dit mon ventre : je n’aime pas rester à scroller. J’essaie d’être en contact avec mes émotions quand je le fais et pour le moment, invariablement : ça me rend triste.

Ce qui est une bonne boussole et je vais continue à m’en tenir éloignée au maximum. Produire dessus, oui. Perdre mon temps que j’ai si peu, non.

Et évidemment, je crois que la petite tristesse qui me grignote vient aussi du fait de la reprise du travail. J’aime la rentrée mais je déteste quand elle me dépossède de moi même.

⚡Mouvements

Durant la rentrée, j’ai passé la semaine à être un petit schtroumpf grognon et angoissé. Par la rentrée des enfants, par la mienne, par le travail, l’actualité, la météo, les plannings et les calendriers.

Et je me suis rappelée que je n’avais pas fait de sport du tout. Alors j’ai cherché une séance sur mon appli « Mila » qui propose des vidéos pour faire des séances à la maison. Mais je ne trouvais pas les haltères qu’on a quelque part dans le Narnia de la maison donc j’ai voulu abandonner. Et je me suis rappelée que l’appli te montrait aussi des séances avec ce que tu as sous la main.

Donc j’ai fait une séance avec un tote bag rempli de livres (notamment le dernier pavé écrit par mon mec) et écoutez c’était parfait (j’ai pas d’affiliation avec cette appli, je suis juste le couple de créatrices norvégiennes depuis des années sur les réseaux et je suis 100% dans une relation parasociale avec elles laissez moa).

J’ai fait une séance de body pump à la salle de sport également qui m’a tellement fait du bien que j’ai enregistré en suivant un épisode de marche créative pour mon podcast « Parle à ta muse » ( #14 Marche créative – créer en shlagos & boucle temporelle)

J’ai repris le vélo pour aller au travail également et je sens que le mouvement me fait du bien dans ma création. Je suis carrément sorti faire un tour de quartier quand je luttais sur un truc que je n’arrivais pas à débloquer. J’essaie de ne plus m’enchainer à mon bureau quand c’est le cas.

♥️ Battements

– On passe régulièrement à la médiathèque pour prendre des livres aux enfants. Par hasard, on s’est retrouvé avec « Ton île » de Jon Klassen et j’ai tellement adoré que j’ai commandé les trois de la même collection.

C’est simple, c’est beau, c’est relaxant. A la fin de chaque album, il y a l’idée que le lecteur/la lectrice va dormir aussi et va pouvoir réfléchir à tout ce qu’il fera avec tout ça le lendemain. J’aime absolument tout, des dessins aux textes en passant par les couleurs.

J’adore découvrir les albums jeunesse depuis quatre ans et ça m’enrichit beaucoup. Je ne pense pas qu’il faille particulièrement avoir des enfants pour se laisser le droit d’aller découvrir cet univers là. Mais je pense que cela m’a donné l’autorisation de le faire.

Ne faites pas comme moi et plongez vous dans les albums jeunesses sans avoir des minipersonne et micropersonne qui vous réveillent la nuit.

Séance de carnet avec la micropersonne

– Je suis en pleine rerererelecture de « La consolante » d’Anna Gavalda qui est l’un des livres que j’ai le plus lu dans ma vie je pense. J’ai dû en racheter un exemplaire tellement le mien tombe en mille feuilles. Je pourrais passer ma vie à lire Gavalda, j’ai l’impression d’être un perso tombée de ses livres. Je suis complétement en phase nostalgique ce mois de septembre, j’y reviendrai plus tard (j’en ai parlé dans mon épisode de marche créative de la rubrique précédente)(va y laisse 5 étoiles sur mon podcast SVP SVP SVP SVP).

💡Connexions (contenus sur la créativité elle même pour ne pas se sentir seul.e dans le noir)

Coquilles de Julia Kerninon

Je l’ai trouvé par hasard dans une librairie et il m’a attrapé du début à la fin. J’ai beaucoup aimé lire son rapport à l’écriture et cette mise en abyme d’écrire sur sa façon d’écrire et particulièrement sur comment elle a écrit ce livre lui même.

Je cherche habituellement comment les autres parlent de leurs processus créatifs mais je ne cherche pas particulièrement les auteurs et autrices elles mêmes. Lire sur le sujet m’a fait du bien dans mon propre rapport à l’écriture.

De plus, il est court et je pense que c’est important d’aller s’emparer des œuvres plus petites en taille. Ca rend la création plus « réaliste », plus faisable. Je pense notamment aux fanzines également. La créativité ne se mesurent pas aux kilos. Et pour moi qui ai des petites difficultés à terminer mes projets (EUPHÉMISME), ça me fait du bien de me frotter à des oeuvres qui ne soient pas d’immenses trilogies.

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Bienvenue chez Dame Fanny

Un petit bout d’internet rien qu’à moi avec mes mots et ma créativité (et évidemment sans IA)

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